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DISCOURS
Ce nest pas que mon cœur vainement íiiípenduBalance pour T’ofïrir un encens qui T’est dû.
Mais je sçai peu louer , Sc ma Muse tremblante10 Fuit d’un íì grand fardeau la charge trop pesante,
Et dans ce haut éclat où Tu Te viens offrir,
Touchant à Tes lauriers craindroit de les flétrir.
Ainíì, fans m’aveugler dune vaine manie,
Je mesure mon vol à mon foible génie :
15 Plus sage en mon respect, que ces hardis MortelsQui d’un indigne encens profanent Tes autels;
Qui dans ce champ d’honneur, oùle gain les ameine,Osent chanter Ton nom sans force Sc fans haleine;
Et qui vont tous les jours, dune importune voix,
20 T’ennuyer du récit de Tes propres exploits.
L’Un en fìile pompeux habillant une Eglogue,
De ses rares vertus Te fait un long prologue,
Et meíle, en se vantant soi-mesme à tout propos,
Les louanges d’un Fat à celles d’un Héros.
2^ L’Autre envain se lassant à polir une rime,
Et reprenant vingt fois le rabot Sc la lime ,
R E M A R QU E S.
lutter contre son original, Ainsi répondoit-il à ceux qui l u i faisoient un reproche de sesImitations.
Vers z 1. U un en jfci e p 0 p2peux habillantune Eglogue.} François Charpentier, Pari-sien , de 1 Académie Françoise, avoir publiéen x 66$. un Dialogue en vers pompeux5 in-îiculé Louis , Eglogue Roy4e , & y avoir mêlé
ses propres louanges avec celles du Prince.Au relie , Charpentier poíTedoit les Lan-gues sçavantes , & il a laissé, avec diversOuvrages de fa composition , des Traduc-tions estiméesitelle est sur-tout la Traductionde la Cyropedie de Xenophon.
Vers z 5. U autre envainfe lassant, &c. ]Jean Chapelain , aussi Parisien, & dc l’A-s