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A U ROI.
Et sans cesse en esclave à la suite des Grands,
A des Dieux fans vertu prodiguer mon encens.
On ne me verra point dune veine forcée,
110 Mesmes pour Te louer, déguiser ma pensée :
Et quelque grand que soit Ton pouvoir souverain,Si mon cœur en ces vers ne parloit par ma main,
H n’est espoir de biens, ni raison, ni maxime,
Qui pust en ta faveur m’arracher une rime.
11 5 Mais lorsque je Te voi, dune st noble ardeur,
T’appliquer sans relasche aux soins de Ta grandeur,Faire honte à ces Rois que le travail étonne,
Et qui font accablez du faix de leur Couronne.Quand je voi Ta sagesse, en ses justes projets,
20 O une heureuse abondance enrichir Te^ sujets;Fouler aux pieds sorgueil Sc duTage Sc du Tibre;
' Nous faire de la mer une campagne libre;
Et tes braves Guerriers secondant Ton grand cœur.Rendre àl’Aigle éperdu sa premiere vigueur:
12 5 La France sous Tes loix maistriser la Fortune ;
Et nos vaisseaux domtant sun Sc sautre Neptune,Nous aller chercher for, malgré sonde Sc le vent,Aux lieux où le Soleil le forme en íe levant.
R E M A R
en i 66 a. à l’occasion del’attentat des Cor-ses.
Vers n2. Nous faire de lamerune cam-pagne lére. ] La mer fut purgée de Piratespar 1a double victoire remportée en(aux côtes d’Afrique fur les Corsaires de T u-nis, ôí fur ceux d’Algcr,
•s.
Vers 114. Rendre a l sligle&c.] En r 6^4- les Turcs avoient porte
terreur jusqu’à Vienne ; ils furent désfur les bords du Raab par six mille honnd’élite que la France avoir envoyés aucours des Princes d'Allemagne.
Vers x r 8. Aux lieux ou le Soleil le fi