24
SATIRE III.
Cette Satire composée en 166 j. contient le récit dun festin donné par m homme qui sepique de rafiner sur la bonne chere ; mais qui a le goût faux & extravagant. C'efl ainfiqu? Horace avoit peint Napdienus, Satire VIII. Iiv. r. d* Régnier , Sat. X. un homme nonmoins ridicule.
Le Poète ne s'csi point représenté ici, comme on Fa crû faussement. Ces M. du Broussm ;fi connu par sa délicatesse excessive, qu d a en vue, & qu'il vouloit même désigner par la let-tre B. La lettre A marque la personne qui interroge, & la lettre P le Po’étè.
A. e L íiijet inconnu vous trouble Sc vous altéré!
V^^D’où vous vient aujourd’hui cet air sombre &severe,
Et ce viíàge enfin plus paíîe quun Rentier,
A l’aípect d’un Arrest qui retranche un quartier!
5 Qu’est devenu ce teint, dont la couleur fleurieSembloit d’ortoíans seuls, Sc de bisques nourrie,
Où la joye en son lustre attiroit les regards,
Et le vin en rubis brilloit de toutes parts ?
Qui vous a pu plonger dans cette humeur chagrine !10 A-t-on par quelque Edit reformé la cuiíìne!
RE M ARjQ_U E S.
Vers 4. A l'aspeB d?un Arrêt qui retran-che un quartier ? ] En 1 664. le Roi suppri-ma un quartier des rentes constituées furl’Hôtel de-Ville.
Vers 1 8 . Téludois tous les jours , à. ]La plus méprisable des critiques que l’Au-reur ait efluyee a pour titre, Le SatiriqueV r an f ois expirant. Este roule toute entière
fur cette Satire. Au lieu de féludois, le Cri-tique soutient qu’il falloit dire j’évitois. Aulieu à'il m'aborde t il nìacofte. Sur le Vers3:1 . Apeine eflois-je entré, il s’écrie : à peine 3quelle peine ï Quel dommage que de pareilsEcrits soient oubliés !
Vers ii. & 23. Boueìngo. ] FameuxMarchand de vin. Le Commandeur. ] Jac-
Ou