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Tome premier.
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SATIRE III.

Qui dés leur tendre enfance élevez dans Paris,Sentoient encor le chou dont ils furent nourris.Autour de cet amas de viandes entassées,

Regnoit un long cordon d’aloiietes pressées,

95 Et furies bords du plat, íìx pigeons étalez

Préfentoient pour renfort leurs fqueletes bruílez,

A collé de ce plat paroissoient deux salades,

L’une de pourpier jaune , Sc f autre d’herbes fades.Dont l’huile de fort loin faiíissoit l'o dorât,l0 ° Et nageoit dans des flots de vinaigre rosat.

Tous mes Sots à sinisant changeant de contenance,Ont loué du festin la superbe ordonnance :

Tandis que mon Faquin, qui se voioit priser,

Avec un ris moqueur les prioit d'excuser.ìo 5 Sur tout certain Hâbleur, à la gueule affamée,

Qui vint à ce festin conduit par la fumée,

Et qui s’est dit Profés dans l’ordre des Costeaux,

A fait en bien mangeant, l’éloge des morceaux.

Je riois de le voir, avec fa mine étique,

10 Son rabat jadis blanc, Sc fa perruque antique,

RE M A R Q U E S.

Vers 73. D'un Auvernat fumeux , quimeslè de Lignage. ] L’ Auvernat, ou Auver-was , & le Lignage , vins peu estimés quiCroissent aux environs d'Orleans.

Vers 74 .Se vendait chez Crenet. ]FameuxMarchand de vin, qui tenoitle Cabaret dela Pomme de Pin, déja célébré du temps4 eRégnier, Sat.X.

Vers 74. p 0ltr y' m de l’Hermìtage. ]

Ce vin est ainsi appelle, parce qu’il croîîdans le Dauphine , vis-à-vis de 'Poumon,íur un coteau où est un Hermitage.

Vers 96. . — Leurs fqueletes brûlés.]

Horace applique aux Merles ce que l'à-teur dit des Pigeons

■ -—— Tum peffore aduslo

yidimus & Mer nias poni. L. i. Sat. 8..Vers 107 .~—*Dans l’Ordre desCoteaux.J