SATIRE IV. 4í
Lui-mesme il s’applaudit, Sc d’un esprit tranquiíe,Prend le pas au ParnaíTe au deíTiis de Virgile.
9 S Que feroit-il, helas ! íì quelque Audacieux•Alloit pour son malheur lui deíìller les yeux,
Eui faisant voir ses vers, & fans force Sc fans grâces,Montez fur deux grands mots, comme fur deux échaises;Ses termes fans raison fun de l'autre écartez,
*°0 Et fes froids ornemens à la ligne plantez ?
Qu’il maudiroit le jour, où son ame insenséePerdit l’heureufe erreur qui charmoit fa pensée îJadis certain Bigot, bailleurs homme sensé,
D un mal aífez bizarre eut le cerveau blessé :ìo 5 S imaginant sans cesse, en fa douce manie,
£*es Esprits bien-heureux entendre f harmonie.
Enfin un Médecin, fort expert en son art,
Pe guérit par adresse, ou plûtost par hazard.
Alais voulant de fes foins exiger le salaire,
Moi ? vous payer ?lui dit le Bigot en colere ,
Vous, dont fart infernal, par des secrets maudits ,
En me tirant d’erreur, m’oste du Paradis?
REMARQUES.
Pucelle offre plusieurs Vers composés r ocseulement de deux mots. M. Des- g ^préaux , pour en faire sentir le ridicu- a <rle, citoit d’ordinaire ce Vers tiré du J jLjneme Poème : «j ír
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De ce sourcilleux Roc íinébranlable !°
cime.
Tome 4
Et il le disposoit de maniéré que le moÇRoc sembloit monté sur deux échasses.
Vers ro3- ladis certain Bigot. ] Un Ci-toyen d’Argos, étant seul assis furie théâtre,où il ne paroiffoit ni Acteurs ni Spectateurs,s’imaginoit entendre les plus belles Tra-gédies du monde. Horace t Ep. i. Liv, /.
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