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Tome premier.
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4 5 SATIRE V.

Venez de mille Ayeux ; & íi ce n’est assez,

Feiiilletez à loiíìr tous les íiecles passez,

Voyez de quel Guerrier il vous plaist de descendre;Choisissez de César, d’Achille, ou d’Alexandre.

5 S Envain un faux Censeur voudroit vous démentir,

Et si vous n’en sortez, vous en devez sortir.

Mais fuísiez-vous issu d’Hercule en droite ligne,

Si vous ne faites voir qu une bassesse indigne,

Ce long amas d’Ayeux, que vous diffamez tous,

6 o Sont autant de tesmoins qui parlent contre vous ;

Et tout ce grand éclat de leur gloire ternieNe sert plus que de jour à vostre ignominie.

Envain tout fier d’un sang que vous déshonorez,

Vous dormez à l’abri de ces noms reverez.

6 $ Envain vous vous couvrez des vertus de vos Peres :Ce ne font à mes yeux que de vaines chimères.

Je ne voi rien en vous qu’un lasche, un imposteur.

Un traistre, un scélérat, un perfide, un menteur,

Un Fou, dont les accés vont jusqu à la furie,

70 Et d’un tronc fort illustre une branche pourrie.

Je nsemporte peut-estre, & ma Muse en fureurVerse dans ses discours trop de fiel & d’aigreur.

REMORQUES.

Vers 7 5. —- > Depuis mille ans entiers..]Perse, Sat. III. v. 28.

Stemmate quod Tafco ramum millésime

ducis.

Vers 60. Sont autant de témoins , &c. ]Juvénal au même endroit.

lncipit ìpsorum contra testare parentuml'Jobditas , claramque facem prœferre pa-dendis.