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Tome premier.
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SATIRE VI

Cette Satire composée en même-temps que la premiere , dont elle faifoit partie , contient ladescription des embarras de Paris. C’est me imitation de la Satire lll. de Juvénal.

Ui frappe l’air, bon Dieu!de ces lugubres cris?Est-ce donc pour veiller qu’on fe couche à Paris ìEt quel fascheux Démon, durant les nuits entieres,Rassemble ici les chats de toutes les goutieres ?

5 J’ai beau sauter du lit plein de trouble & d’effroy ;

J e pense qu’avec eux tout l’Enfer est chez moy.

L’un miaule en grondant comme un tigre en fhrie.

L autre roule sa voix comme un enfant qui crie.

Ce n est pas tout encor. Les souris & les ratsïo Semblent - pour m’éveiller, s’entendre avec les chats,Hus importuns pour moy, durant la nuit obscure,Que jamais, en plein jour, ne fut f Abbé de Pure.

Tout conspire à la fois à troubler mon repos :

Et je me plains ici du moindre de mes maux.ï 5 Car à peine les coqs, commençant leur ramage,Auront de cris aigus frappé le voisinage :

Qu un affreux Serrurier, laborieux Vulcain,

Qu éveillera bien-tost l’ardente soif du gain,

R e M a R 0 U E s.

Vers z. Est-ce donc pour veiller qu’on feCouche a. Paris ? J Juvénal IIÍ.

Plur'mus hic ager moritur vigilando.Vers 15. Çar a peine les coqs , &c.J Mar-

tial, L. IX. Ep.tf?. ^

sjondum cristati ruperestlentia galli, &c.Vers 17. & 18. Le Poë'te substitua cesdeux Vers, dans sédition qui fut commen-

Gij