S A T I R E V I I. J9
Muse, c’est doncenvain que la main vous démangé.S’il faut rimer ici, rimons quelque louange,
Et cherchons un Héros, parmi cet Univers,
-Oigne de nostre encens, Sc digne de nos vers.
2 S Mais à ce grand effort envain je vous anime :
Je ne puis pour louer rencontrer une rime.
Oés que j’y veux resver, ma veine est aux abois.
J’ai beau frotter mon front, j’ai beau mordre mes doigts ;Je ne puis arracher du creux de ma cervelle,
J° Que des vers plus forcez que ceux de la Pucelle.
Je pense estre à la gefne, & pour un tel dessein,
Ea plume Sc le papier résistent à ma main.
Mais quand il faut railler, j’ai ce que je souhaite.Alors, certes alors je me connois Poète :
3) Phèbus, dés que je parle, est prest àm’exaucer:
Mes mots viennent fans peine, Sc courent fe placer.Paut-il peindre un fripon, fameux dans cette Ville ìMa main, fans que j’y reíve, eícrira Raumaville.Paut-ild’un Sot parfait montrer l’original?
Ma plume au bout du vers d’abord trouve S osai.
J e sens que mon esprit travaille de genie.
Eaut-il d’un froid Rimeur dépeindre la manie ìMes vers, comme un torrent, coulent fur le papier |
J e rencontre à la fois Perrin Sc Pelletier,
REMARQUES.
c, Ver. 40, . U abord trouve Sofal. ] Vers 44. Je rencontre à la fois Perrin &
•Vill 110111 en l'à t auffi-bien que Rawna - Pelletier. ] L’Abbé Perrin ,né à Lyon, avoite ’ été Introducteur des Ambassadeurs de Ga~
Hij