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Tome premier.
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SATIRE VIII. 67

Euíì>on plus de trésors que n’en perdit Galet,

N avoir en fa maison ni meubles ni valet :

•Parmi lestas de bled vivre de seigle Sc d’orge,

peur de perdre un liard, souffrir qu’on vous égorge.j Et pourquoi cette épargne enfin ? L’ignores-tu ?

Afin qu’un Heritierbien nourri, bien vefiu,

Profitant d’un trésor en tes mains inutile ,•

De son train quelque jour embarrasse la Ville.

Que faire? il faut partir. Les matelots font presls.

Ou, si pour l’entraisner l’argent manque d’attraits,Bien-toíì f Ambition , Sc toute son escorte,

Dans le sein du repos, vient le prendre à main forte,L envoyé en furieux au milieu des hazardsSe faire estropier fur les pas des Césars,

^S Et cherchant fur la brèche une mort indiscrète,

De fa folle valeur embellir la Gazette.

Tout-beau, dira quelqu’un, raillez plus à propos ;

Ce vice fut toujours la vertu des Héros.

Quoi donc? à voslre avis, fut-ceunfou qu Alexandre ?°° Qui ? cet écervelé, qui mit f Asie en cendre ?

REMARQUES.

*kns les Indes Orientales.

Vers 81. Eujt-on plus de trésors que rienterd lt Galet. ] Fameux Joueur qui avoir ga-gné au jeu des sommes immenses, qu’il re-perdit dans la fuite. Il avoir fait bâtir à Pa-ris l’Hôtel de Sulii, dans la rue S. Antoine;11 le jou a en un coup de dez. Après avoirperdu touc son bien, il alloit encore jouer,

dit-on, avec les Laquais dans les rues, 8 Cmême fur les dégrés de la maison qui luiavoir appartenu.

Vers 100. Qui? cet écervelé , &c.]Def-marêts critiqua fortement cette belle &ingénieuse invective. Il ne tint pas à lui,dit Bayle, que fa critique ne fût convertieen accusation de crime d’Etat. 11 se fondoic

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