SATIRE X. 10/
Feut-estre, avant deux ans ardente à te déplaire,
*7° Esprise d’un Cadet, yvre d’un Mousquetaire,
Nous la verrons hanter les plus honteux brelans,Donner chez la Cornu rendez-vous aux Galans;
De Phèdre dédaignant la pudeur enfantine,j Suivre à front découvert Z... & Meífaline ;
G Compter pour grands exploits vingt Hommes ruinez,Eleífez , battus pour Elle, 8c quatre assassinez;
*Erop heureux ! íì tousjours Femme désordonnée,
Sans mesure 8c fans réglé au vice abandonnée ,cent traits d’impudence aifez à ramasser,
'OQ "pli ,
• Ue t acquiert au moins un droit pour la chasser.
Mais que deviendras-tu ? íì folle en son caprice,
N aimant que le scandale 8c l’éclat dans le vice,
•°ien moins pour son plaisir, que pour f inquiéter,
*8 foud peu vicieuse , elle aime à coqueter?
5 Entre nous, verras-tu d’un eíprit bien tranquille,
Chez ta Femme aborder 8c la Cour 8c la Ville?Dormis toy, tout chez toy rencontre un doux accueil,D un est payé d’un mot, 6c l’autre d’un coup d’oeil.
Roi, font deux Compagnies de gens à che-val , composées de jeunes Gens de qualité,vu de bonne Maiíòn,
REMARQUES.
__ J e ne fuis point de ces femmes hardies ,Qui goûtant dans le crime une tranquille
Vers 172. Donner chez, la Cornu , &c. ]Une iníame , dont le nom étoit alors con-nu de tout le monde.
Vers 173. De Phèdre dédaignant la pu-deur enfantine. ] Le caractère de Phèdre aete heureusement exprimé pat M. Racinedans ces Vers :
Tome /»
paix j
Ontsfûse s atre m fr ont H 111 ni rougit ja-mais.
Vers 174* Suivre à front découvert Z...& Mejfaline. } Cette lettre initiale Z. n 1 estmise ici que pour dépayser les Lecteurs,
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