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Tome premier.
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ii° SATIRE X.

Se conseíîa prodigue, Sc plein derepentance,

Offrit sur ses avis de regler fa dépense.

Auffi-tost de chez eux tout rosti disparut.

Le pain bis renfermé d’une moitié décrut.

28 y Les deux chevaux, la mule, au marché s’envolerent.Deux grands Laquais, à jeun, furie foirs’en allerent»De ces Coquins déja l’on fe trouvoit lassé,

Et pour n’en plus revoir le reste fut chassé.

Deux Servantes déja, largement foustetées,

290 A voient à coups de pied descendu les montées,

Et fe voyant enstn hors de ce triste lieu,

Dans la rue en avoient rendu grâces à Dieu.

Un vieux Valet resloit, seul chéri de son Maislre,

Que tous jours il servit, Sc qu il avoit veu naistre ,

2 9 y Et qui de quelque somme, amassée au bon temps,Vivoit encor chez eux, partie à íes dépens.

Sa veuë embarrassoit ; il fallut s’en défaire ;

11 fut de la maison chassé comme un Corsaire.

Voilà nos deux Epoux fans valets, fans enfans,

300 Tous seuls dans leur logis libres & triomphans,

Alors on ne mit plus de borne à la Iézine.

On condamna la cave, on ferma la cuisine.

REMARQUES.

Vers 308. Ou de ce que la Vemme atixVoisins excrocjuoìt. ] C’est d’elle que M..Racine a dit dans ses Plaideurs, Scène IV.Elle eut du Buvetìer emporté les serviet-

Plutost que de rentrer au logis les mainsnettes.

Vers 309. Mats pour bien mettre icicm JJe 3 &c. ] M. Racine obligea l’Auteuç