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Tome premier.
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SATIRE XII: 15 r

^ qui courant tous j ours de malheur en malheur,

-à la mort arrivoit enfin par la douleur.

Oui, de tes noirs complots Sc de ta triste rage7o Le genre humain perdu fut le premier ouvrage,bien que l’homme alors parust st rabaissé,toi contre le Ciel un orgueil insensé,

Ornant de ses neveux la gigantesque engeance,

^Êu résolut enfin terrible en ía vengeance,

^ -^abismer sous les eaux tous ces audacieux.

^íais avant qu-il laschast les écluses des Cieux,

^ a r un fils de Noé fatalement sauvée,

fus, comme serpent, dans l’Arche conservée,

H ^ d’abord poursuivant tes projets suspendusOhez les Mortels restans, encor tout éperdus,

"e nouveau tu semas tes captieux mensonges,

^ remplis leurs esprits de fables Sc de songes.

"bes voiles offusquant leurs yeux de toutes parts,

^ îsteu disparut lui-meíme à leurs troubles regards.

^ Alors tout ne fut plus que stupide ignorance,Qu’impieté fans borne en son extravagance.

^uis de cent dogmes faux la Superstition,

Répandant l’idolâtre Sc folle illusion,

9o r^ r terre en tous lieux disposée à les suivre,

^’art se tailla des Dieux dor, d’argent Sc de cuivre,^ b Artisan lui-mesme humblement prosterné^ Ux pieds du vain métal par fa main façonné,