SATIRE XII. j;;
Mais bien-tost contre lui ton audace rebelle -Osiez la Nation meíme à son culte fìdelle,
De tous costez arma tes nombreux sectateurs,
Oestres, Pharisiens, Roys, Pontifes, Docteurs,
O esi p ar eux q Ue l'on vit la Vérité fupreíme0 De mensonge & d’erreur accusée elle-mesme ;tribunal humain le Dieu du Ciel traiíhé,l’Auteur de la vie à mourir condamné.
Ea fureur toutefois à ce coup fut deçûë,
Et pour toy ton audace eut une triste issue.
^ Dans la nuit du tombeau ce Dieu précipitéSe releva soudain tout brillant de clarté.
Et par tout sa doctrine én peu de temps portéeEut du Gange & du Nil & du Tage écoutée.
Des superbes Autels, à leur gloire dressez,
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1 es ridicules Dieux tomberent renversez.
On vit en mille endroits leurs honteuses statuesEour le plus bas usage utilement fondues,
Et gémir vainementMars, Jupiter, Vémis,
^ Drues, vases, trepiez, vils meubles devenus.
3 Sans succomber pourtant tu soutins cet orage ,*
Et fur l’idolatrie enfin perdant courage,
REMARQUES.
kvur lui n’avoìt jamais rien eu de crimi-nel.
Vers
du Tage écoutée. ] Ces trois Fleuves font lesplus fameux des trois parties du mondealors connues»
* 78 . Fut du Gange , & du Nil, & J