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SATIRE XII.
Souvent peu recherchez du Public nonchalant,Mais vantez à coup leur du Mercure Galant.
Ce ne fut plus par-tout que fous Anabaptistes,
Qu orgueilleux Puritains , qu exécrables Deïstes.233 Le plus vil artisan eut ses dogmes àsoy,
Et chaque Chrestien fut de diíferente loy.
La Discorde au milieu de ces Sectes altieres,
En tous lieux cependant deploïa ses bannières ;
Et ta fille, au secours des vains raisonnemens240 Appellant le ravage &les embrasemens,
Fit en plus d un pays - aux Villes désolées.
Sous l’herbe en vain chercher leurs Eglises brustées.L’Europe fut un champ de massacre & d’horreur :Et l’Orthodoxe mesme aveugle en sa fureur,
245 De tes dogmes trompeurs nourrissant son idée,Oublia la douceur aux Chrestiens commandée ;
Et crut, pour venger Dieu de ses fiers ennemis,Tout ce que Dieu defend, légitimé & permis.
Au signal tout à coup donné pour le carnage,
2IQ Dans les Villes, par-tout - théâtres de leur rage,Cent mille faux zélez le fer en main courans,Allerent attaquer leurs amis, leurs parens,
Et,fans distinction, dans tout sein hérétique,
Pleins de joye, enfoncer un poignard catholiques
RE M A K jQ u E S.
Yeis 149,. -dn sigml tout a coup donné•pour k carnage. ] Le massacre des Hugue-
nots en 1mi.
57Z. le jour de Saint Bartheîe