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Tome premier.
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SATIRE XII

Par la seule frayeur au Sacrement unie,

Admis au ciel jouir de la gloire infinie;

Et que les clefs en main, íur ce seul paíTe-port,

Saint Pierre à tous venans devoit ouvrir d’abord»

28j Ainfipour éviter l'éternelle misere,

Le vrai zélé Chreftien n’étant plus nécessaire -Tu sçus, dirigeant bien en eux l’intention »

De tout crime laver la coupable action.

Bien-tost se parjurer cessa d’estre un parjure.

290 L’argent à tout denier se presta sans usure.

Sans simonie , on put contre un bien temporelHardiment échanger un bien spirituel.

Du foin d’aider le pauvre on dispensa f avare ;

Et mesme chez les Rois le superflu fut rare.

29§ C’est alors qu on trouva pour sortir d’embarras ,

L’art de mentir tout haut en disant vrai tout bas.C’est alors qu’on apprit qu avec un peu d’adresse,Sans crime un Prestre peut vendre trois fois fa MeíféíPourveu que, laissant là son salut à l’écart,

300 Lui-mesme en la disant n’y prenne aucune part.

C’est alors que l’on sçut qu’on peut pour une pomM^-Sans blesser la justice, assassiner un homme :

Assassiner I Ah non, je parle improprement ;

Mais que prest à la perdre, on peut innocemment,305 Sur-tout ne la pouvant sauver dune autre sorte,Massacrer le voleur, qui fuit A qui l’emporte.

Enfi* 1