CHANT QUATRIEME. zo-
En Fou du moins fait rire ) Sc peut nous égayer :
•Mais un froid Escrivain ne sçait rien qu’ennuyer.
J aime mieux Bergerac & sa burlesque audace ,
4° Que ces Vers où Motin se morfond Sc nous glace.
Ne vous enyvrez point des eloges dateurs,
Qu un amas quelquefois de vains Admirateurs^ous donne cn ces Réduits, prompts à crier, Merveille !Tel Escrit récité se soutinsl à l’oreille,
Qui dans fimpression* au grand jour se montrant 3Ne soudent pas des yeux le regard pénétrant.
On sçait de cent Autheurs l’aventure tragique :
Et Gombaut tant loué garde encor la boutique.
Efcoutez tout le monde, aíïîdu consultant.
En Fat quelquefois ouvre un avis important.
Quelques Vers toutefois qu Apollon vous inspire*
En tous lieux auíli-tost ne courez pas les lire.
Gardez-vous d’imiter ce Rimeur furieux*
Qui de ses vains Efcrits lecteur harmonieux,
^ Aborde en récitant quiconque le salué ;
Et poursuit de ses Vers les paífans dans la rué.
R E M A R Q U E S,
Vers 40. Que ces Vers où Àioún fe mor-fond & nous glace.] Pierre Motin, né àBourges , a laissé quelques Poésies impri-mées dans des Recueils , avec celles deMalherbe } de Raçan, & autres Poètes deson, teinps.
Vers 48. Et Gombaut tant loué , skc. ]sssan Ogier de Gombaut, de l’Académie
Françoise. II a fait principalement des Epi,grammes que períonne ne lit.
Vers 53. ■ — 1 — Ce Rimeur furieux. ]Charles ou Pericr, d’Aix en Provence.
Vers 55. Aborde en récitant , & c . ] Ho-race, Poët. vers 474,
Indottum, doílumqmfugat Rcckator acer*bus t