CHANT PREMIER. 333
Ouy,pour mieux m’eígorger,il prend mespropres armes.
Le Prélat à ces mots verse un torrent de larmes.
II veut, mais vainement, poursuivre son discours.
Ses sanglots redoublez en arrestent le cours.
45 Le zélé Gilotin, qui prend part à fa gloire,
Pour luy rendre la voix fait rapporter à boire.
Quand Sidrac, à qui sage allonge le chemin,
Arrive dans la chambre,un baston à la main.
Le Vieillard dans le Chœur a déja vu quatre âges :
1° H sçait de tous les temps les differens usages :
Et son rare sçavoir, de íìmple Marguillier -E’esteva par degrez au rang de Chevecier.
A saspect du Prélat qui tombe en défaillance,j H devine son mal, il se ride, il s’avance,
^ Et d’un ton paternel réprimant ses douleurs:
Laisse au Chantre, dit-il, la tristesse Sc les pleurs,Prélat, A pour sauver tes droits Sc ton empire,Escoute seulement ce que le Ciel m’inípire.
^ers cet endroit du Chœur, où le Chantre orgueilleux0 Monstre, assis à ta gauche, un front st sourcilleux,
Sur ce rang d'ais serrez, qui forment ía closture,
Eut jadis un Lutrin d’inégale structure,
REMARQUES.
Vers 151. 1 > » >», De/impie Marguilliers]^ E celui qui a foin des Reliques, & qui* evet les Chanoines de leurs Chapes.
Vers 1 j z, , 1 , 4n r ang de Chevecier.]
C’est celui qui a foin des Chapes, & de Icire ; & qui distribue aux Chanoines 1cbougies à Matines.