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CHANT II.
C Ependant cet Oiseau quiprosne les merveilles»Ce Monstre composé de bouches & d’oreilles,Qui fans c este volant de climats en climats;
Dit par tout ce qu’il sçait, & ce qu’il ne sçait pas.
5 La Renommée enfin, cette prompte Courriere,
Va d’un mortel efFroy glacer la Perruquiere ;
Luy dit que son Epoux, d’un faux zele conduit,Pour placer un Lutrin doit veiller cette nuit.
A ce triste récit tremblante , desolée,i o Elle accourt sœil en feu, la teste échevelée,
Et trop seure d’un mal qu on pense luy celer :
Oses-tu bien encor, Traistre, dissimuler,
Dit-elle ? A ni la foy que ta main m’a donnée ,
Ni nos embrassemens qu’a suivy l’Hymenée,
J y Ni ton Espòuse enfin toute preste à périr,
Ne sçauroient donc t’oster cette ardeur de courir?Perfide, fi du moins, à ton devoir fidele,
Tu veillois pour orner quelque teste nouvelle ;L’eípoir d’un juste gain, consolant ma langueur,ao Pourroit de ton absence adoucir la longueur.
REMARQUES,
Vers x. Cependant cet Oiseau, Sic.] Cet-te description de la Renommée est imitée4 e Virgile, Ejiéïde, Livre IV. vers x 74.
Fama, malum qúo non alìud veloci# 5lum,
Mobìlìtm viget j &c.