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Tome premier.
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343
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CHANT SECOND. 343

Qui doit y soûlever un peuple de mutins.

Ainsi le Ciel l’escrit au Livre des Destins.

A ce triste Discours, qu’un long soupir acheve,

La Mollesse, en pleurant, fur un bras se releve.

Ouvre un œil languissant, Sc d’unefoible voix,

Ì2 ° Laisse tomber ces mots, quelle interrompt vingt fois.

O Nuit, que m’as-tudit? Quel Démon fur la TerreSouffle dans tous les cœurs la fatigue Sc la guerre ìHelas ! qu’est devenu ce temps, cet heureux temps,

Où les Rois s’honoroient du nom de Faineans,ïa 5 S’endormoient fur le Throfne, Sc me servant sans honte,Laissoientleur Sceptre auxmainsoud’unMaireoud unComte?Aucun foin n’approchoit de leur paisible Cour.

On reposoit la nuit, on dormoit tout le jour.

Seulement au Printemps, quand Flore dans les plainestaisoit taire des Vents les bruyantes haleines,

Quatre bœufs attelez, d’un pas tranquille Sc lent,Lromenoient dans Paris le Monarque indolent.

Ce doux siecle n’est plus. Le Ciel impitoyableA placé fur leur Throfne un Prince infatigable.

M H brave mes douceurs, il est sourd à ma voix :

Tous les jours il m’efveille au bruit de fes Exploits.

REMARQUES.

Mairie de Thiange lût au Prince ce récit dela Mollesse. Il en fut frapé ; il voulut voir^Auteur qu’il ne connoissoit encore quePar fes Satires, & ordonna qu’on le fît ve-à à la Cour.

Vers 1 z - Oh d’un Maire ou cCun

Comte. ] Le Comte du Palais étoitle secondOfficier de la Couronne, qui rendoit laJustice dans le Palais du Roi. D u C ange,Dtjs. ì^.sur Joinville.

Vers 138. —»-> ... L’hyver n'a p oint deglace. ] Premiers conquête de la Franche-