CHANT III.
M A I s la Nuit auíîi-tost, de ses ailles affreuses,
Couvre desBourguignonsles campagnes vineusesRevoie vers Paris, Sc hastant son retour,
Desja de Montlheri voit la fameuse Tour.y Ses murs dont le sommet se dérobe à la veuë,
Sur la cime d’un roc Rallongent dans la nue,
Et présentant de loin leur objet ennuieux,
Du Passant qui le fuit, semblent suivre les yeux.
Mille oyseaux essrayans, mille corbeaux funèbresio De ces murs desertez habitent les tenebres.
Là depuis trente hy vers un Hibou retiréTrouvoit contre le jour un refuge assuré.
Des désastres fameux ce Messager fidelle
Sçait tousjours des malheurs la premiere nouvelle ;
15 Et toutprest d’en semer le présagé odieux,
II attendoit la Nuit dans ces sauvages lieux.
Aux cris, qu à son abord, vers le Ciel il envoye,
II rend tous ses Voisins attristez de fa joye.
La plaintive Progné de douleur en frémit :
20 Et dans les bois prochains Philomele en gémit.
R E M A R g U E S.
Veïs 4. Desja de Adontlhêri volt la fa-meuse Tour. ] Toux très-haute, à cinq lieues4 e Paris, fur le chemin d’Orléans.
Vers 30. Tient m Verre de vin qui ritdans la fougere. ] On appelle Verres de Fou-gère , ceux dans la composition defquels il