* Xenoph.Hist. Gr. liv. 4.pag. 519. edit.de leuncla.
Odyss. I. 10,
V. 251,
70 TRAITE DU SUBLIME.
achevé de les interroger. Si bien que par cette Figurel’Auditeur est adroitement trompé, Sc prend les discoursles plus méditez pour des choses dites fur l’heure &(1) dans la chaleur **** (2) II n’y a rien encore quidonne plus de mouvement au discours, que d’en osterles liaisons. En effet , un discours que rien ne lie Scn’embarraffe, marche Sc coule de soy-mesme, Sc il s’enfaut peu qu’il n’aille quelquefois plus viste que la pen-sée mesme de l’Orateur. * Ayant approche leurs bou-cliers les uns des autres , dit Xenophon, ils reculoient ,.ils combattoient , ils tuoient , ils mouroient ensemble .II en est de mesme de ces paroles d’Euryloque àTJlyííedans Homere :
Nous avons , par ton ordre , à pas précipitez ,,Parcouru de ces Bois les sentiers escartez, :
(3) Nous avons, dans le fond dune sombre vallée >Descouvert de Circe' îa maison reculée.
Car ces periodes ainsi coupées , Sc prononcées néant-moins avec précipitation, font les marques d’une vivedouleur, qui l’empescheen mesme temps (4) Sc le force
REMARQUES.
( 1 ) Et dans la chaleur. ] Le Grec ajoute :Jl y a encore un autre moyen ; car on lc peutvoir dans ce passage d Hérodote } qui est ex-trêmement sublime. Mais je n’ai pas crû de-voir mettre ces paroles en cet endroit quiest fort défectueux : puisqu’elles ne forment
aucun íèns , & ne íèrviroient qua embar-rasser le Lecteur. Boiieau.
( 1 ) 11 n'y a rien encore qui donne plus demouvement au discours, que d’en ôter les liai-sons. ] J’ai suppléé cela au texte : parce queie íèns y conduit de lui-même. Boiljeau.