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qu on peut voir dans son Ode intitulée, la Solitude , quiest son meilleur Ouvrage, où parmi un fort grand nom-bre d’images tres-agreables, il vient presenter mal-à-pro-pos aux yeux les choses du monde les plus affreuses,des crapaux, & des limaçons qui bavent ; le squelete d’unPendu, &c.
Là branjle , le squelete horribleD’un pauvre Amant qui se pendit .
II est íur tout bizarrement tombé dans ce défaut enson JVLoïsesauve'y à f endroit du paíïàge de la mer rouge ;au lieu de s’estendre fur tant de grandes circonstancesqu’un sujet st majestueux luy presentoit, il perd le tempsà peindre le petit Enfant qui va, faute, revient, & ra-massant une coquille, la va monstrer à fa Mere, & meten quelque forte , comme j’ay dit dans ma Poétique,(i) les poissons aux fenestres par ces deux Vers,
Et là y prés des remparts que V œil peut transpercer »Les poisons esbahis les regardent pajser•
II n y a que Monsieur P** au monde qui puisse ne passentir le comique qu il y a dans ces deux Vers, où il sem-ble en effet que les poissons ayent loué des fenestres pourvoir passer le peuple Hébreu. Cela est d’autant plus ridi-cule que les poissons ne voyent presque rien au traversde seau, & ont les yeux placez dune telle maniéré -qu il estoit bien difficile, quand ils auroient eu la teste
REM J R CTU E S.
(I) Les foison f aux fenêtres. ] Chant III, Vers r<5<.