i8o REFLEXIONS
son vaisseau; qu en effet ce qu il avoitpréveû arriva;#qu environ vers l’heure qu un Magistrat, ayant rendu lajustice, quitte fa séance pour aller prendre là réfection,c'est-à-dire, environ fur les trois heures âpres midy>ces débris parurent hors de la Charybde, & qu il se re-mit dessus. Cette date est d’autant plus juste qu Eusta-thius assure, que c est le temps d’un des reflux de laCharybde , qui en a trois en vingt-quatre heures ; Scqu autrefois en Grece on datoit ordinairement les heuresde la journée par le temps où les Magistrats entroientau Conseil ; par celuy où ils y demeuroient; 8c par eçluyoù ils en sortoient. Cet endroit n'a jamais esté entenduautrement par aucun Interprète, & le Traducteur Latinla fort bien rendu. Par là on peut voir à qui appartientl’impertinence de la comparaison prétendue , ou à Ho-mère qui ne la point faite, ou à Monsieur l'Abbé quila lui fait faire si mal-à-propos,
Mais avant que de quitter la conversation de ces troisMessieurs, Monsieur l'Abbé trouvera bon , que je nedonne pas les mains à la reíponfe décisive qu’il fait àMonsieur le Chevalier, qui luy avoit dit : Aíais à proposde comparaisons , on dit qu Homere compare Ulyjse , quifetourne dans son lit , au boudin qu on rosit sir le gril. Aquoy Monsieur l’Abbé reípond : Cela es vray; 8c à quoyje reíponds : Cela est si faux, que mefme le mot Grec ,qui veut dire boudin, n'estoit point encore inventé dntemps d’Homere, où il n’y avoit ni boudins ? ni ragousts.