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Tome second.
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246 REFLEXIONS

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REFLEXION XII.

Paroles deLongin ,Chap. V.

Car tout ce qui eft véritablement sublime a cela de p r0 ~pre > quand on Vescoute , qu il eseve Vame, & luy f aííconcevoir une plu/haute opinion d’elle-mesme 3 la reffl'plijsant de joye , & de je ne sçay quel noble orgueil >comme fi c eftoit elle qui eufi produit les choses quellevientfimplement d* entendre.

V Oilà une tresTelle description du Sublime, $d’autant plus belle, qu elle est elle-mesme tres-s 1 'blime. Mais ce n’est qu’une description ; Sc il ne paroispas que Longin ait songé dans tout son Traité à ^donner une définition exacte. La raison est, qu il esc/voit aprés Cecilius, qui, comme il le dit luy-mesm e *avoit employé tout son Livre à définir Sc à monst resce que c est que Sublime. Mais le Livre de Cécileestant perdu, je croy qu on ne trouvera pas mauva* 5qu au défaut de Longin, j'en hazarde icy une de ^façon, qui au moins en donne une imparfaite icté e 'Voicy donc comme je croy qu on le peut définir. &Sublime eft une certaine force de discours propre à efi^ver & à ravir P Ame , & qui provient ou de la graU'deur de la pensee & de la nobles du sentiment , oula magnificence des paroles , ou du tour harmonieux*vif Ù* anime' de lexpression } c eft-à-dire d’une de