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me qui n a songé qu’à establir sa réputation íur la ruinede celle des autres. Et cela fondé principalement surce que j’ai dit dans mes Satires, que Chapelain avoit faitdes Vers durs, Sc qu on estoit à laise aux sermons deT Abbé Cotin.
Ce font en effet les deux grands crimes qu’il me re-proche , jusqu à vouloir me faire comprendre que je nedois jamais espérer de rémission du mal que j’ai cause,en donnant par là occasion à la postérité de croire q uesous le régne de Louis le Grand il y a eu en France unPoëte ennuïeux , <3c un Prédicateur assez peu suivi*Le plaisant de T affaire est, que dans le Livre qu’il &&pour justifier notre Siécle de cette effrange calomnie,il avoue lui-mesme que Chapelain est un Poëte très -peu divertissant, Sc fi dur dans ses expressions, qu il n’eftpas possible de le lire. II ne convient pas aínfi du desertqui étoit aux prédications de T Abbé Cotin. Au contrai -re il assure qu’il a esté fort pressé à un des Sermons decet Abbé; mais en mefine-temps il nous apprend cettejolie particularité de la vie d’un fi grand Prédicateur •que íàns ce Sermon, où heureusement quelques-uns deses Juges se trouvèrent, la Justice fur la requeste de s eSparens, lui alloit donner un Curateur comme à un iu 1-bécile. C’est ainfi que M. Perrault sçait défendre se Samis, Sc mettre en usage les leçons de cette belle Rhe -torique moderne inconnue aux Anciens, où vrai-seiU -blablement il a appris à dire ce qu’il ne faut point dire*