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Tome second.
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466
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466 PREFACES.

où j’étois, la conversation tomba íur le Poème Héroï-que. Chacun en parla suivant ses lumières. A f égardde moi, comme on m’en eût demandé mon avis, jesoutins ce que j’ai avancé dans ma Poétique : qu’unPoème Héroïque, pour être excellent, devoir estre char-gé de peu de matière, Sc que cestoit à sinvention à lasoutenir Sc à sétendre. La chose fut fort contestée. Ons’échauffa beaucoup ; mais après bien des raisons aile"guées pour Sc contre, il arriva ce qui arrive ordinaire"ment en toutes ces sortes de disputes : je veux dire qu’onne se persuada point f un sautre, Sc que chacun demeu-ra ferme dans son opinion. La chaleur de la disputeestant passée, on parla d’autre choie, Sc on se mit à rirede la maniéré dont on s’estoit échauffé fur une questiouauílì peu importante que celle-là. On moralisa fort íu rla folie des hommes qui passent presque toute leur viea faire sérieusement de très-grandes bagatelles, Sc qui ^font souvent une affaire considérable d’une chose indisférente. A propos de cela, ( i ) un Provincial raconta uudémesté fameux, qui estoit arrivé autrefois dans une pe-tite Eglise de sa Province, entre le Thrésorier Sc le Chan-tre , qui sont les deux premieres dignités de cette Egl 1 "se , pour sçavoir si un Lutrin seroit placé à un endroitpu à un autre. La chose fut trouvée plaisante. Sur cela*

R E M A R E S.

(i) Un Provincial raconta, Scc. ] Cette circonstance est inventée pour dépaxst r tLecteurs.