Band 
Tome second.
Seite
504
JPEG-Download
 

5 o 4 RFPONSE A L’AVERTISSEMENT

bien que la cabale Satirique cherche à honorer le parti de son Héros »par de grands noms, L à éblouir le Public, par l’écla t d’une haute nais-sance; lans examiner fi elle étoit soutenue de la maturité de l’âgeque de-mande la discussion de ces matières. Lors même que ces Princes furentdans un âge plus avancé, ils étoient encore si éloignés de la capacité qu’el-les demandent, que M. le Prince de C on dé leur Oncle , prenoit foin dene laisser approcher d’eux, & entrer dans leur familiarité, que des genssages , non iuspects, & incapables de corrompre ces jeunes Esprits , patleur doctrine dangereuse.

Pour M. Le Clerc , je ne sais pas comment il Raccommodera de Pairméprisant, dont il est traité par M. Despréaux , & par sa petite cohorte ,&des injures atroces qu’ils ont vomies contre lui. Ce seroit peu pour lui »que de n’avoir que le Jansénisme à leur objecter , contre le Socinianifmequ’ils lui imputent. Mais il a un mérite à leur opposer, qui offusquera ai-sément le leur ; & il a du reste bec & ongles, pour se défendre contre lesvengeurs de la Satire; qui, à l’exemple de leur Dictateur, répandent fuslui si librement le venin de leur médisance.

La conclusion de l’Avertissement qui nous apprend le jugement quefaifoit M .Despréaux de l’utilité des Romans, contraire à ce queM.A#?2en a écrit ,est entierement postiche, & étrangère à la question présente;& ne sert qu’à décou vrir de quel esprit est animée cette Société, Iorsqu’ilsramassent si soigneusement tout ce qu’ils croient pouvoir faire repentir M»Hue t , de n’avoir pas prodigué, comme eux, ton encens à leur idole.Mais quand M. Despréaux tiendroit, comme ils Je prétendent, quelquerang entre les Poètes du premier ordre, est-ce un titre,, pour lui en faireaussi tenir un parmi les Casuistes ì Esperent-ils faire recevoir dans les ma-tières de conscience,Tautorité d’un homme, qui, pendant tout le coursde sa vie, a fait son unique occupation d’exercer une maligne Sc noiremédisance r 8c de décrier la réputation du prochain, sans épargner , ni lavertu , ni le mérite , ni même le caractère Ecclésiastique, pour lequel ilveut paraître avoir quelques égards, quoique dans les premieres copies,qu’il répandit de son Lutrin, il ait produit à visage découvert , & sousson nom propre un bon Evêque , qui a long-tems exercé avec édificationune Prélatine considérable, au milieu de Paris ; plus respectable encorepar l’intégrité de ses mœurs, que par fa dignité ? Voilà le Casuiste rafiné,au tribunal duquel la Cabale Satirique soumet les gens de Lettres ,& lesOuvrages d’esprit. Voudront-ils aussi faire valoir la censure qu’il a pro-noncée tant de fois contre les Opéra ; tâchant de nous faire accroire qu’ilne les a condamnés que par délicatesse de conscience ;. & non parcequ’aïant tenté d’y réussir, il se trouva infiniment au dessous d’un hommequ’il avoir entrepris de tourner en ridicule, Sc de ruiner de réputation ?Sc dont il n’a jamais pû égaler le génie ì

Mais avant que de finir cette Réponse, je croi devoir rendre ce bon

office