de l’astronomie moderne. 23
tude ; elle ne se laisse voir qu’à quelques hommesdistingués; amans obstinés qui la suivent à la lueurdu flambeau du génie , aussi brûlant et plus du-rable que celui de l’amour.
N’espérons pas de jamais rien connoître dans lessciences de la nature, sans les systèmes ; la marcheinvariable de la démonstration n’appartient qu’auxsciences exactes, sa rigueur fait leur existence,sans elles, les inventions ne seroient que des fables,les hommes raconteroient leurs songes; la méthodeseule forme une chaîne continue et serrée, où tout
découle d'une première vérité.
Les systèmes sont utiles, nous disons plus , ilssont nécessaires : les vérités qui ne sont pas clas-sées , sont mal connues ; ce sont des personnagesillustres dont nous devons dire l’origine, la familleet la parenté. En leur créant des généalogies et desalliances , nous soulageons la mémoire. Sans unordre quelconque, l'homme se perdroit dans lafoule des faits, son intelligence succomberont sousla masse de ses connoissances ; d’ailleurs, cette ré-duction est conforme à l’économie physique de1 univers. Les hommes, soit par raison , soit parintérêt, ont toujours senti qu’en faisant dépendreplusieurs vérités d’une seule , ils se rapprochoientdelà nature, qui, avec un petit nombre de moyens»produit la variété infinie des choses.