DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 3gdutemps; plusieurs astronomes célèbres et Tycliolui-même , ont rejeté son opinion. Copernic sen-toit que le témoignage des sens étoit contr’elle ;
1 idée la plus naturelle est que la vérité doit êtreconforme à leur rapport. On suit ce plan pourfaire des observations ; on part de ce principepour bâtir des explications; on les accumule amesure que les phénomènes se multiplient, etjusqu’à ce que les absurdités se fassent sentir.Alors, un bon esprit, comme Copernic , oses’élever contre une opinion reçue , il lutte quel*que temps avec son siècle,avant de l’entraîner.Mais tous ces préliminaires ont été nécessaires ;le système le plus naturel en apparence, a dûprécéder celui qui est le plus vrai ; des siècles ontdû s’écouler pour ces établissemens et ces destruc-tions. L’opinion du mouvement de la Terre exis-toit chez les Chaldéens ; Hipparque n’a pu man-quer d’en être instruit ; Ptolémée et lui se sontaccordés pour la rejeter : c’est que l’idée n’étoitpas assez mûre , son temps n’étoit pas encore venu;il lalloit les elforts, les essais d’Hipparque , dePtolémée et de quatorze siècles après eux , pouren démontrer la nécessité.
Les idées de Copernic se répandirent aprèssa mort, mais elles ne furent pas généralementadoptées ; les esprits résistèrent longtemps à