DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 5lsette île, avec des instrumens proportionnés àses vues, lui paroissent propres à fonder la science:
sont des observations d’homme.
§• XV.
Nous sommes forcés d’interrompre le récitdes travaux de Tycho , pour parler dune nou-velle institution civile , à laquelle l’Astronomie eutla plus grande part ; c’est la réformation du ca-lendrier. Lorsque Sosigènes et Jules-César ré-glèrent l’année romaine , ils établirent que l’an-née civile auroit 365 jours précisément, et que,pour tenir lieu du quart de jour, dont l’annéevraie est plus longue, on ajouteroit un jour àchaque quatrième année , nommée bissextile.
Sosigènes n’ignoroit pas sans doute que, sui-vant les observations d’Hipparque , l'année vraie,îa révolution du Soleil étoit plus courte d’envi-ron 5' : il a pu croire que cette erreur ne méri-toit pas qu’on y fit attention ; mais elle est bienplus grande qu’il ne l’avoit pensé. La révolutiondu Soleil embrasse à peu près 365 jours 5 heures: elle est donc plus courte d'environ n' que1 annee julienne. A chaque quatrième année onajoutoit 44' de trop ; et le commencement de1 année vraie précédoit toujours de plus en plusle commencement de l’année civile. L’équinoxe