HISTOIRE
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lui défendre les travaux astronomiques et chimi-ques. C’est uneélrange entreprise que celle de direà l’esprit humain : tu t’arrêteras ici, tu resterasoisif, quoique destiné au mouvement par la na-ture. S il est une perte irréparable , c’est celle dutemps et des talens , car le temps ne revient pas,et les lalens supérieurs sont des productions raresqui fécondent quelques siècles pour compenser lessiècles stériles. Parmi les persécuteurs de Tycho,on .a cité , pour cet abus du pouvoir, un ministrenommé Walehendorp. On doit l’immortalité auxméchans ; qu’ils souhaitent d’être oubliés aprèsleur mort, c’est à nous d’intimider ceux qui vivent.
§. XIII.
Tycho se bannit de sa patrie, et chargeantsur un vaisseau ses meubles, sa famille, ses li-vres et ses instrumens, qui étoient encore sa fa-mille et ses enfans , il se retira dans le duché deHolstein, près de Hambourg . Le Danemarckn’a fait tort qu’à lui-même, Tycho ne pouvoitmanquer de patrie , il appartenoit à l’univers; sil’espèce humaine a seule le privilège de vivre danstous le sclimats, ce privilège appartient surtoutà l’hommede bien , qui mérite partout des amis,et à l’homme à talens, qui est accueilli partoutcomme un bienfaiteur. Malheur donc au pays qui