HISTOIRE
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l’aîné de ses enfans. Mœstlin, recommandable parun disciple tel que Kepler, l’est encore comme undes premiers partisans de Copernic ; car, dans lescomraencemens de ce système philosophique , lavérité éloit neuve et sans appui, elle étoit délaisséeet solitaire ; il falloit un bon espvit pour démêler sagrandeur dans cet abandon.
Nous ne détaillerons point ici toutes les raisonsque Kepler trouve et donne pour motiver l'arran-gement des corps célestes, et l’ordre des corps ré-guliers, qui sont inscritsdanslesorbes ou les cerclesdds planètes. La folie de l’homme a toujours été devouloir pénétrer les premières raisons de la nature,qui seront toujoursineonnues. On peut remarquerla manie de ce siècle , de mêler les choses sacréesaux choses qui ne sont que pour la curiosité, oupour l'utilité mondaine des hommes. Kepler con-sidère trois grandes choses qui sont en repos ; leciel des fixes, le Soleil et l’intervalle énorme quiles sépare : il les compare tout de suite à la Trinité,et la figure sphérique, qui est celle de l’univers,qui en renferme toutes les parties, est l’image del'Être suprême, qui enveloppe tout de son im-mensité.
§• IL
La réputation de Kepler le fit appeler pour en-