DE L’ASTRONOMIE MODERNE. Io3par l’autre; car si la Lune est toujours trop petitepour couvrir entièrement le Soleil, il s erisuitnécessairement que, dans les éclipses centrales,elle doit paroître entourée des bords lumineux etvisibles du Soleil.
Kepler, savant dans tous les genres, prouva,par une infinité de passages de l’histoire, qu il yavoit eu des éclipses de Soleil accompagnées deténèbres. Il montra également que les anciens ontparlé des éclipses annulaires. Clavius , parmi lesmodernes, en avoit observé une en 1567. Cepen-dant Kepler avoit peine à sefigurer que cet anneau,cette couronne lumineuse , fût une zone visible duSoleil. Aristarqueavoit dit que le disque du Soleilétoit égal à celui de la Lune. Hipparque et Pto-lémée, qui virent dans ce dernier quelque variali onde grandeur, établirent que sa .plus petite appa-rence étoit égale à celle du Soleil. Ces détermina-tions étoient encore respectées après vingt siècles:quand les hommes instruisent leurs semblables,1 envie active envers les vivans se rend difficile pourtout ce qu’ils proposent ; c’est avec effort que lavérité s insinue ; mais, lorsque la mort et le tempsles ont séparés de l’envie, lorsque leurs penséesont reçu l’hommage de plusieurs générations, legénie, vu dans l’éloignement, a quelque chose derespectable et de sacré j il s’établit une sorte de