DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 123
LIVRE XII.
De Galilée et des dernières années deKepler .
PARAGRAPHE PREMIER.
De tout temps on a vu les corps tomber et semouvoir, la pierre abandonnée dans l’air, se pré-cipiter vers la surface de la Terre , ou cette pierre,lancée par la main de l’homme , continuer de par-courir une route marquée, comme s’il lui avoitcommuniqué son ame et sa volonté. Ce phéno-mène du mouvement se multiplie de toute ma-nière autour de nous : nous naissons , nous vivonsavec lui ; et lorsqu’il cesse pour nous , la partiematérielle de notre être, la machine humaine sedétruit. L'iiabitude de voir ces merveilles nous lesfait méconnoitre •, l’ignorance ne s’en étonne pas.Mais la philosophie, en apprenant à voir, aperçutdes mystères de la nature dans les choses les plusfamilières. Tandis que Kepler, en Allemagne , cher-choit la cause des mouvemens célestes, Galilée ,en Italie , inédiloit profondément sur la chute des