de L’ASTRONOMIE MODERNE. 129
§. III.
Cette découverte, qui devint depuis si utile etsi féconde entre les mains d’Huygens , ne précédapas de beaucoup la découverte également impor-tante des télescopes. Cette dernière ne ponvoitctre imaginée, ni même conçue avant de paroitresur la Terre . Si un souverain eût ouvert un con-cours, en disant: vous voyez ces astres, éloignésde plusieurs millions de lieues, ces astres, qui sontl’ouvrage du Créateur, je demande la manière deles rapprocher de nous, du moins en apparence,et de leur donner plus de grandeur et plus d’éclat,le projet auroit paru ridicule ; personne ne se futprésenté, et le souverain eût paru insensé. Ce n’estque le hasard qui peut produire ces inventionsinespérées : l’Etre suprême en lient les moyensdans sa main , et les laisse échapper au momentmarqué dans l’ordre des choses. Le dix-septièmesiècle commençoit, où l’Astronomie alloit mar-cher à pas de géant; la nature, qui devoit faireéclorre tant de grands hommes, leurpréparoit desmoyens et des ressources ; elle ouvrit le ciel, elleétendit le théâtre de leurs travaux.
On connoissoit, depuis le treizième siècle , lapropriété qu’ont les verres convexes et lenticulairesde grossir les objets. On faisoit usage de ces verres2. 9