DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 181
suada trop qu’on n’avoît encore rien découvert:entouré d’une philosophie ridicule, il crut qu’ilfaüoit tout détruire avec elle. Dans un siècle oùon cherchoit, où on commençoit à voir , il vit malla nature, parce qu’il vouloit la voir seul, parcequ’il vouloit la voir toute entière. Il ne négligeapas cependant les expériences ; il élevoit desplantes pour les étudier, il disséquoit des animauxpour approfondir leur essence. Descartes ne seproposoit rien moins que d’associer les mathéma-tiques à la médecine. L’étude des sciences , laphilosophie ne trouvoient grâce devant lui quepar leur utilité. L’homme n'a qu’un petit tempssur la Terre , il y vit peu , il y languit souvent parla maladie; quel but plus digne de ses efforts quecelui de prolonger ce terme et d’en assurer lajouissance par la santé ! Les desseins de Descartes échouèrent par leur grandeur; l’idée magnifiquede l’union des sciences encore peu connues, celteidée, trop tôt conçue, le perdit. II ne vit danstous les mouvemens que des tourbillons, qui s’é-croulèrent bientôt par les travaux de ses succes-seurs, comme la philosophie d’Aristote , écrouléepar ses mains. Il ne vit dans les animaux, douésde tant d’instincf, et pourvus de tant d organes ,que des machines mécaniques comme ses tour-billons, Ses connoissances en médecine lui furent