DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 2 . 1 $Chez eux, la lumière et la nuit, le travail et le re-P os î se renouvellent plus souvent que chez nous,et se succèdent par de plus courts intervalles ;l a xe , les pôles de ce mouvement, sont presqueperpendiculaires à la route que Jupiter décrit au-to ur du Soleil ; l’équateur de ce globe se confondpresque avec son écliptique. Tous les biens quidépendent de la présence de l’astre des jours sontdonc constans; il n’y a point de vicissitude dansles saisons, et c’est là que doit exister le prin-temps éternel des poètes, puisque partoutleS jourssont égaux aux nuits ; mais aussi quelque peu d’in-clinaison que cet équateur ait sur l’écliptique,quand le Soleil est une fois au dessous de cetEquateur , ily est pour longtemps ; les pôles per-dent cette vue consolante et salutaire, pendantune demi-révolution , et leur nuit, au lieu d’êtrede six mois , comme la nuit de nos pôles, est desix de nos années. Ces habitans de Jupiter onta utant de droit que 'nous de faire tourner le So-leil autour d’eux , pour accomplir leur jour et leurn uit de dix heures ; leur propre mouvement n’estP as plus senti par eux , que nous ne sentons lenôtre. Us ne voient point la marche des taches quisont sur leur demeure , et qui nous démontrentee mouvement. Malgré notre éloignement, noussommes donc mieuxinstruits des phenomenes qui
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