253 HISTOIRE
c etoit en effet un monde dont il falloit débrouillerles apparences. Quand les faits se présentent enfoule, on voit mal pourvoir trop à la fois: Vhomtnea besoin de temps , il faut que la nature se répète;il la surmonte, mais en la décomposant, mais ensoumettant les faits à un certain ordre , qui estcelui de son esprit, et qui le rend maître de lescomparer. Cet ordre n’existoit pas dans les faitsdes satellites: on n’observa d’abord que leurs con-figurations entr’eux, et à l’égard de Jupiter,sansles distinguer les uns des autres. Quoiqu’on eûtessajé de déterminer leurs révolutions, il s’enfalloit beaucoup qu’elles fussent assez bien con-nues , pour qu’on pût suivre les satellites et lesreconnoître par leur mouvement et leur position.On n’avoit §lors d’autre indice que la différencede leur grandeur et de leur éclat. Le troisièmesatellite étoit le plus brillant, le quatrième le pluspetit ; mais comme cet éclat et cette grandeurvarient pour des causes que nous dirons dans lasuite, on pouvoit les confondre , et les deux autresse confondoient encore plus aisément. Cassiniavoitlout à faire, il avoit quatre planètes dont ilfalloit développer et observer lesmouvemens. Tantde siècles et tant d’hommes qui l’ont précédé,avoient été assez embarrassés des cinq planètesqui entourent le Soleil ; il falloit qu'un homme fit