DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 291depuis 1667 jusqu’en 1687, sont dus à la perfec-ti°n des méthodes et des instrumens, et en mêmetemps aux méditations, aux vues de plusieurshommes de génie, sur les causes et les principesde la nature. La théorie et la pratique s’avançoientde front ; les effets indiquèrent les causes , lescauses rendirent compte des effets : on marchoita la clarté d’une double lumière •, o,a voyoit les faitset à la fois on voyoit qu’ils dévoient être ainsi.Quoique les faits soient toujours des vérités , nousdevons toujours nous défier de notre manière devoir, qui est souvent trompeuse ; mais, lorsquela méditation donne le même résultat que l'expé-rience , nous avons deux témoins de la vérité,l’un hors de nous , l’autre en nous ; l’observation,et la raison.
Le temps approchoit où la théorie alloit s’é-tendre ; la découverte des lois de la chute descorps devoit. avoir des usages nombreux et pro-duire des découvertes. Ce nest pas qu’elle n'aitcté contestée ; ceux qui apportent des vérités nes °nt pas les mieux reçus parmi les hommes. Ric-Cl olin’aimoit point les partisans du mouvement deta Terre ; il avoit applaudi à la condamnation deGalilée , et il cherchoit à le trouver en délaut sur1 accélération des graves. Il a répété, avec un§ r and appareil, et devant uu concours de savans