HISTOIRE
324 -
idées sur la lumière et sur l’optique, lui firentrenfermer pendant 3o ans cet ouvrage vraimentoriginal et plein de génie. La dispute relative al’invention du calcul différentiel, que Leibniz peut partager avec lui, le chagrina vivement, pluscomme perte de repos, que comme diminutionde gloire ; mais il ne répondit jamais, ce furentses disciples et sa patrie qui répondirent pour lui*Newton avoit l’ame d'un sage, pour qui le repu*est le premier des biens ; la contemplation de lsnature demande ce repos aussi bien que la jouis"sance de la vie. Quelles âmes pour s’occuper deces grands objets de l’univers et de la na^jfe , quecelles qui sont toujours ouvertes aux petits intérêtsde gloire et de fumée, qui sont toujours troubléespar de$ orages , lorsque l’étude a besoin de calm eet de silence ! Le temps se perd dans ces distrac'lions honteuses, le génie se consume et la véritélui échappe. Newton desiroit ce repos , parcequ’il connoissoit le véritable emploi du temps ; ^méprisa la gloire , qui le suivit malgré lui, et q u *reste éternellement attachée àson ombre; ilacqu'ta paix , la tranquillité de la vie par cette heureuseindifférence , et surtout par la vertu , qui est I epremier et le plus sûr de tous les moyens.