44 LA FORTIFICATIONSc des détachemens de gardes-côtes, ( la plusgrande partie étant occupée à faire ses moissons)travailloient au camp retranché avec de mauvaisoutils qu’ils étoient obligés de se fournir, rsenayant point à leur donner.
C’est à ce peu de bras, dont nous pouvionsdisposer, qu’est dû le choix que nous avons faitpour nos redoutes à flèche, du premier profil deM. le Maréchal de Vauban, c’est-à-dire, le plusfort de ceux qu’il indique dans son Traité de ladéfense de.s Places „ pour les retranchemens decampagne. Nous Pavons employé, ne pouvantfaire mieux; car étant persuadé, comme nousle sommes, qu’on n’a point à craindre d’êtreemporté l’épée à la main, dans de semblablesredoutes, il ne reste de moyens à Pennemi, quecelui d’établir des batteries à deux cent toises,pour chercher à en détruire les parapets, en éta-blissant une parallèle à cette distance, pour sou-tenir ses batteries par des troupes de tranchée.Dans ce cas, plus les parapets font épais, Sc plusils résisteront. Cependant il faudroit encore biendes coups de canon, pour détruire ceux quiforment ces redoutes. Ils ont toute forte de dis-