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s’eít passé fous nos yeux en Bretagne , ou nousétions employés avant de l'être à Oleron, n avoìtpas diminué, à beaucoup près, la confiance quenous avions pris depuis long-tems, dans la forcede plufieurs redoutes de Tefpece des noties ,liées ensemble & protégées de tous cotes, par desfeux impoífibles à détruire à la fois.
Mais en faisant mention du malheureux eve-nement de Belle-Ifle, nous devons observer quele reproche de n’avoir pas fait construire Sc per-fectionner d’avance les redoutes qui dévoient cou-vrir la Ville, n’eít pas le seul qu on ait à faire àceux qui ont préparé cette défense ; car le cotede la Citadelle, donnant sur le Port, etoit restetrès-mauvais, tandis que les deux fronts du cotede terre avoient une triple enceinte qui devoitêtre d’une bonne défense, fi les profils en etoientbien proportionnés. Le bastion appelle du Gou-verneur, placé sur la hauteur, à l’entrée duPort,étoit totalement découvert. Il étoit fonde sur unrocher très-accessible en venant du Port, fansfossé du tout, ni rien qui pût le couvrir. Celuide la Citadelle d’Oléron, quelque mauvais qu ilfût, avoit du moins son fossé. Si l'on eut fait iciTome IV, O