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deux fois Louiíbourg, dans Uste-Royale, en 1 745& en 1758. A la vérité, il n’est guère possiblede construire une plus mauvaise place. Nous en ^donnerons ici le Pian, Planche vil. Commentse peut-il que de pareils projets soient acceptes.
Qu est-ce que c'est que cet angle mort du bastionDauphin 4- le plus exposé de tout? En faisantà dessein de mal faire, on ne pourroit mieuxréussir. Cette Place qui a la valeur de sept fronts,tant du côté de terre que du côté de la mer, acoûté plusieurs millions. On 1 a perdu en 174 5en très-peu de tems : on n a pu douter de fa foiblesse, & P on n'a rien fait pour la rendre meilleure,lorsqu’elle nous a été rendue. Onvoit fur le Plan,qu il se trouve, en avant du bastion Dauphin, unehauteur qui n’en est qu à deux cent toises > d ouTon peut battre en brèche tout ce front. Com-ment se peut-il y encore une fois, que des Gouverneurs n’aient pas imaginé d occuper cettehauteur, du moins par des ouvrages en terre -s’ils navoient pas les moyens de les faire enmaçonnerie ? Si ces ouvrages eussent été faits >de la manière qu ils pouvoient Pêtre - ils eussent
tenu l’ennemi plus de tems que la Ville elle
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