5 8 LA FORTIFICATIONconserve cependant, quand on le peut, un corpsde réserve, dans la vaine espérance que Factionde ce corps fera assez prompte Sc assez vigoureuse,pour chasser les attaquants des parties où ilsauroient pu pénétrer. On a vu combien M. leMaréchal de Saxe désapprouvoit ces méthodes.Nous nous dispenserons donc d'entrer dans deplus grands détails, fur ce qu’on peut justementleur reprocher, Sc nous passerons à la manièredont nous pensons qu’on peut les rectifier.
Les principes établis au Chapitre précédent,nous indiquent ce que nous avons à faire, pouraugmenter infailliblement leur résistance. Pré-senter des points plus forts, séparés par des ren-trants , dans lesquels on ne peut pénétrer, fansun grand désavantage, sont les conditions quenous avons à remplir, pour nous conformer auxrègles que nous nous sommes imposées nous-mêmes.
Des redoutes à flèches, placées à une certainedistance les unes des autres, soutenues commeelles font susceptibles de Fêtre, nous paroissentavoir les plus grands avantages, pour la défensed’une grande étendue de terrein. L’on voit,