PERPENDICULAIRE. 73dans les annales de tous les siécles, s'il l’eût pudiriger avec autant de prudence qu’il y montrade valeur. Car íì nous avons cité cet exemple ,°e n est pas pour approuver un Souverain quichercheroit à l’imiter, mais pour établir ce quidoit caractériser les Princes décidés par eux-ternes, à les distinguer de ceux que la naturea disposés à préférer des opinions étrangères àleurs propres sentimens; nous croyons pouvoirnous fonder fur le seul fait de la soumission deLouisXIV, jusqu à sage de vingt-deux ans, auxvolontés du Cardinal Mazarin, pour en inférerqu il n étoit pas né avec un génie administrateurassez etendu,ni une volonté, prise en lui-même,suffisante pour ne pas être gouverné.
Que veulent donc dire les Historiens de cePrince, en répétant les uns après les autres, íansen excepter M. de Voltaire, que depuis la mortdu Cardinal Mazarin, il avoit gouverné par lui-ntetne? Pour .s exprimer ainsi, ont-ils eu la cer-titude qu il décidoit ses Ministres, «L non que sesMinistres le décidoient. Ce rf est point l'existenced un premier Ministre qui peut prouver qu un°i ne gouverne pas par lui-même. Si le pre-Tome IV» K