88 LA FORTIFICATION» ment de quelques Places desdites Provinces» qui se trouvent à sa bienséance, pour mieux„ couvrir ses Frontières : à la réserve aussi de» quelques autres quelle consent, nonobstantr) ses droits, de laisser en propre auxdits États (de„ Hollande ) pour leur plus grande sûreté », &c.
Mais ce consentement étoit.une ruse poli-tique qui se qualifìeroit de fausseté entre descontractants d un rang moins élevé. La Francevouloit exercer ses droits dans toute leur pléni-tude : elle étoit instruite des dispositions très-pro-chaines de f Angleterre à déclarer la guerre à laHollande, relativement à des intérêts de com-merce & à l’honneur du pavillon. Elle ne crai-gnoit point qu a la veille dune guerre aussidangereuse, elle donnât quelqu atteinte à sonunion avec la France, dont elle attendoit de puis-sants secours. En effet, la négociation relativeau traité du partage, se rompit de la part du Roi,sans occasionner aucun refroidissement apparent,mais non fans avoir fait naître, dans tous lesesprits en Hollande, les craintes les plus vivesde Fétendue des vues ambitieuses du Roi : lesprincipaux Membres de la République n en dou-tèrent