PERPENDICULAIRE. 103Flandres, tous les progrès qu’il eût pu faire, i66j*même avec les forces qu’il avoit rassemblées,
Hui étoient fort inférieures cependant à cequ’elles auroîent dû être, pour f exécution d’unauííì grand dessein. Les Ministres du Roi nemanquèrent pas de lui faire un mérite auprès desEtats-Généraux, de n’avoir pas poussé plus loinfes conquêtes, ce qssils attribuèrent aux égardsqu il avoit eu pour eux ; mais on en jugea plussainement à la Haye, & de semblables attentionsne dissipèrent point les frayeurs que ces con-quêtes avoient excitées. II nefpaspossible, écri-ait le Comte d’Estrade, doter à ces peuples lape suas on que. le Roi ne veuilleJe rendre maître de laHollande, après qu il le fera des Pays-Bas. L'Am-baííadeur fit inutilement tout ce qufil put pourdétruire cette impression. Le grand Pensionnaire,lui-meme, fut entièrement préoccupé de cetteidée, lorfqu’il eut reconnu ^impossibilité d’ob-temr du Roi la promesse de ne point pousser plusavant fes conquêtes dans les Pays-Bas. Les peu-ples alloient plus loin : ils ne doutoient pas que cePrince n eut le dessein formé de parvenir à laMonarchie universelle, & ce fut dans la vue