PERPENDICULAIRE. 145exacte vérité, sont faits pour révolter toutes les 16j
Nations. La modestie feule convient aux succès,
A ce ifest que fous son ombre qu’ils peuventêtre pardonnés.
Une condition de la paix à laquelle le Rois’étoit soumis, étoit l’abandon de Meíìine, quis’étoit soulevée contre l’Eípagne, Sc avoit occa-sionné une diversion favorable aux armes du Roi.
Ce Prince, en leur envoyant de puissants secours,les avoit.engagé de ne plus garder de mesuresvis à-vis de leur Souverain le Roi d’Efpagne, lesassurant de son appui dans tous les tems ; mais fa-bandon s'en fit furtivement par le Maréchal de laFeuillade, de la manière la plus cruelle. II em-barqua fur fa Hotte tout ce qu’il y avoit deFrançois dans le pays, fous prétexte d’une expé-dition importante qu'il vouíoit faire en Sicile,
Sc ce ne fut que lorfqu'il fut en mer , qu'il mandales principaux de Messine pour leur déclarer qu’iírepaífoit en France. Leurs larmes Sc leurs prièresfurent inutiles; ils obtinrent feulement que ceuxqui s’étoient déclarés le plus hautement pour laFrance, puisent fe soustraire à la vengeance Es-pagnole ; mais on ne put les embarquer tous furTome IV* T