i;8 LA FORTIFICATION1684. onéreuses. La troisième pourroit suppléer à la
-- seconde, Sc donner des facilités précieuses dans
certaines circonstances. Que faudroit-il pour enobtenir un effet si salutaire? Un traité religieu-sement observé, par lequel la République rece-vroit certains avantages, soit permanents pour soncommerce , soit accidentels, dans les cas où elleauroit besoin de secours étrangers, à la chargepar elle, d’entretenir des chemins ouverts, dans lesprincipales gorges de son territoire, qui aboutis-sent dans sintérieur de l’Italie, Sc de tenir dans sesmains la clef de ces passages, au moyen d’un nom-bre de Forts, d’une bonne défense,quelle seroítchargée dentretenir Sc de garder. Quand un Etatauísi puissant que la France devroit contribuer auxfrais de construction de ces petites forteresses, ellene pourroit faire qu’un emploi utile pour elle,de ses dépenses. La supposition la plus désavanta-geuse seroit que cette République manquât à tousses engagemens, Sc que s’écartant de ses vérita-bles intérêts, elle s’unît à nos ennemis. Alorsseulement ces passages, ces Forts, ne nous se-roient pas utiles ; mais ils ne pourroient jamaisnous être nuisibles, puisque ces mêmes passages