ï6o LA FORTIFICATIONcourt & si facile, d’Antibes à Monaco, que ja-•mais il ne pourroit y avoir cfobstacle de ce côté,pour la communication , quelque suppositionqu on pût faire.
Mais qu’est-ce que nous demanderions pour lafacilité Sc la sûreté de ce passage? Ce ne fontpas des ouvrages considérables. Que le cheminle long de la côte fût bien entretenu : que lesprincipales vallées 1 qui y aboutissent, fussent bienouvertes Sc bien défendues , telles que celle dela Roya, venant du col de Tende: celle de laTayia, conduisant à Trio ra Sc au Tanáro: celled'Oneglia d’Aibenga, allant à la Bormida: celleaboutissant à Carcaré: celle de Serufa, allantà T Orba ; enfin celle de Polcévera, allant deGênes par Ponté-Décimo Sc la Bogetaà Ovada;’il fuffiroit de s'assurer par-delà Gênes, du Val deBezagno. Après ces dispositions pour les vallées .principales , il faudroit seulement à chacune despetites vallées, qui aboutissent également à lacôte, un petit Fort pour les fermer, tel que nousen avons indiqué dans notre deuxième Volume;qu'on ne put prendre que par un siège en règle,Sc qui peuvent fe défendre avec cinquante paysans
montagnards.